100 ans de présence du Consulat général de France au Cours des Bastions

Le Consulat général de France à Genève a célébré le 12 juin le centenaire de l’acquisition de l’immeuble consulaire au 2 cours des Bastions, en juin 1918. A cette occasion, le Consul général, M. Olivier Mauvisseau, a donné une réception à la résidence consulaire.

JPEGM. Michael Flaks, département présidentiel, État de Genève - Le Consul général de France à Genève, M.Olivier Mauvisseau, M. Pierre Flückiger, archiviste de l’État de Genève

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JPEG Le Consul général s’est adressé à ses hôtes

JPEG M. Pierre Lambert, préfet de Haute-Savoie

JPEG M. Jean Romain, président du Grand Conseil, M. et Mme Guy Demole

JPEG M. Jean-Marie Berberat, Brigade de sécurité diplomatique - Mme Fabienne Daumas, coordonnatrice du centre de coopération policière et douanière - M. Stéphane Joye, Chef adjoint de la brigade de sécurité diplomatique

JPEG M. Gabriel Barrillier, Député au Grand Conseil de Genève - M. Mario Werren, directeur général de Lemanis - M. Pierre Flückiger, archiviste de l’État de Genève

JPEG Le Pasteur Blaise Menu, Église Protestante de Genève, modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres - M. Alain De Felice et M. Alain Petitpierre président de l’Orchestre de chambre de Genève

JPEG M. Michel Ochsner - M.Louis Géraud, des Compagnons du devoir - Mme Lauriane Fivaz, présidente de l’association des étudiants francophones de l’UniGE

JPEG M. Alexandre Nickbarte-Mayer, Directeur Général de l’hôtel Beau Rivage, Mme Patricia Utz, Consulat de France - M. Vincent Mottet, État de Genève, M. Benoît van der Stricht, Perrier Jouët

JPEG Pasteur Blaise Menu et M. Laurent Koelliker, Sautier du Grand Conseil

JPEG M. Frédéric Mugnier, maire de Valleiry - M. Pierre Charvet, Directeur général des Laiteries Réunies de Genève

JPEG M. Antonio da Silva, président de l’Amicale des Anciens Légionnaires de Genève

JPEG L’Abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal de l’Église Catholique romaine de Genève - M. Jean Romain, président du Grand Conseil

JPEG M. Sait Uyanik, Consul général de Turquie

Un peu d’histoire...

JPEGLe premier représentant français auprès des autorités genevoises, Laurent de Chauvigny, a été envoyé par le roi Louis XIV en 1679. Il portait le titre de résident de France. Le roi souhaitait disposer d’un poste d’observation dans une ville, refuge historique des protestants, quelques années avant la révocation de l’Edit de Nantes, qui interviendrait en 1685. Les résidents de France se sont succédé jusqu’en 1798, année de l’intervention des troupes napoléoniennes et de l’annexion de Genève à la France. Ce n’est qu’en 1853 qu’une agence consulaire sera créée à Genève, qui sera élevée au rang de consulat général en 1866.

L’implantation immobilière a, dès l‘origine, constitué une difficulté. Après quelques atermoiements, le Conseil genevois a pris les choses en mains et a affecté au résident de France, en location, le très bel hôtel, sis à la Grand Rue 11, en vieille ville de Genève, siège actuel de la Société de lecture. A la fin du XIXème siècle, le consulat général a occupé des bureaux situés place du Molard.

La République de Genève, pour mieux sauvegarder son indépendance, avait décidé qu’elle n’autoriserait aucun Etat étranger à posséder des immeubles sur son territoire. Pour permettre au consulat de France d’acquérir un immeuble, il a donc fallu modifier la législation cantonale. Le Conseil d’Etat et le Grand conseil y ont procédé le 25 mai 1918. Un tel achat est autorisé « lorsque l’immeuble acquis est destiné à l’installation des services consulaires du gouvernement qui se porte acquéreur ». Dès l’acquisition, le consul, Eugène Pralon, qui avait pris ses fonctions en 1917, s’est chargé du déménagement. Le transfert des bureaux a eu lieu dans la journée du 22 juin 1918.

L’immeuble du 2, cours des Bastions, a été construit en 1868 par l’architecte genevois Charles-Gabriel Diodati, auteur de plusieurs autres bâtiments dans ce quartier du centre-ville, en bordure du parc des Bastions, qui demeure, encore aujourd’hui, un ensemble possédant une grande unité architecturale et un réel prestige. Il provient de la succession d’Arthur Massé, Genevois dont la famille est de lointaine origine lorraine.

En 1924, sera inauguré, le long d’une des façades du bâtiment, le Monument aux Français de Genève et aux volontaires suisses morts pour la France. Ce monument est, chaque année, le théâtre des cérémonies commémorant à Genève, l’armistice du 11 novembre 1918.

publié le 14/06/2018

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